vendredi 23 février 2018

Hangman's Chair: Nouveau Titre


Banlieue Triste, le cinquième album de Hangman’s Chair sortira le 9 mars chez MusicFearSatan.
“Dans la continuité de This is Not Supposed to Be Positive sorti en 2015, Banlieue Triste enfonce le clou avec des ambiances encore plus glaciales et sombres installée à grand renfort de reverb et de chorus. Avec des invités notables (James de Perturbator et Marc de Mogolito et Wolvennest) et son savant mélange de titres instrumentaux (‘”Tara”, ”Sidi Bel Abbès”), de morceaux accrocheurs (”Naive”, ”04 09 16”) et de ballades down tempo (”Negative Male Child”), Banlieue Triste va marquer l’année 2018.”

 

vendredi 9 février 2018

Hellfest 2018


Les derniers noms de groupe sont tombés (L7, Napalm Death...) et la répartition par jour permet d'y voir un peu plus clair et d'envisager les prémices d'un running order. Les pass 1 jour ont été mis en vente ce vendredi à 13h13 et pas la peine de vous précipiter (ou alors par la fenêtre) car tout est parti en 2 heures à peine. Dingue.

mardi 17 octobre 2017

Détroit (Critique)


Depuis trois films, Kathryn Bigelow appuie là où ça fait mal. Démineurs et Zéro Dark Thirty nous montraient la guerre en Irak et la traque de Ben Laden, sans pathos, sans patriotisme à la con. En filmant au cœur des hommes et des femmes, en subjectif pour que le spectateur puisse ressentir les vibrations, être étourdi par les déflagrations, avoir l'oreille interne saturée et la nausée montante devant la torture. Une réalisatrice avec plus de couilles que Spike Lee et Oliver Stone n'en auront jamais. En signant Détroit, un film sur les émeutes raciales de 1967 et les faits survenus au motel L'Alger, Bigelow signe le film essentiel, celui que mérite l'administration Trump, si enclin à mettre suprémacistes blancs et noirs du ghetto dans le même papier, si prompt à parler de terrorisme alors que la NRA continue de mettre son pays sous assistance respiratoire. Détroit est un film choc, un documentaire dramatique sur le crescendo causé par la haine, le désespoir et la colère. En 1967, l'armée est déployée sur son propre sol, un couvre-feu instauré. Les magasins incendiés, les pompiers sont pris à partie par les manifestants. Un pistolet factice attire la lumière sur le motel L'Alger. La police, l'armée et la garde nationale interviennent. S'en suivra une bavure policière. Un acte raciste. Bigelow filme sans parti pris, sans fioritures, sans jugement. Elle laisse respirer son spectateur avec de la musique soul. Avant de repartir de plus belle, caméra à l'épaule. Détroit est un film puissant, avec des acteurs absorbés par leur rôle (John Boyega impressionnant). A voir absolument.

Kingsman II: Le Cercle d'Or (Critique)

Un film a son succès, les fans sont ravis et en redemandent. Ils crient "une suite, une suite!!!" Et Hollywood de les contenter. Avec le cahier des charges requis: plus haut, plus fort, plus vite, plus, plus, plus. Et parfois trop, c'est le risque. Kingsman était une petite surprise: pop corn délirant et barré, mêlant esthétique cartoon, parodie bondesque et découpages comics. On jubilait devant tant d'action, de bêtise, de cabotinage (Sam J) mais l'ensemble était frais sans être novateur. Un bon gros délire du samedi soir. Le second opus reprend les choses au même endroit: même acteur, même ingrédients. Intro à la James. Ennemi et ami revenus d'entre les morts. On commence à fond puis on accélère. A trop vouloir en faire, on frôle le réchauffé (Moore en super méchante super naze), la parodie (Jeff Bridges fait son Jeff) ou la nullité (l'intrigue amoureuse de l'espion qui ne veut pas niquer par fidélité... au secours). Suite inégale donc. Kingsman avait de la classe. Kingsman II à trop vouloir devenir gros, à l'image de son cousin US, Statesman frôle l'indigestion. Reste quelques bons délires, des bastons clipées dont Vaughn a le secret depuis les Kick Ass et un rythme certain. Kingsman parodiait Bond, Kingsman II parodie Austin Powers. Une parodie de parodie. Blurp.

jeudi 12 octobre 2017

Blade Runner 2049 (Critique)


La SF, c'est l'imaginaire à fond les ballons. L'espace où tout est possible. Le paroxysme des genres. Blade Runner, l'original, se dispute le titre de Jupiter de la galaxie avec une poignée d'autres films de 2001 à Star Wars. A quoi bon donner une suite à pareil mythe? Vais-je un jour devoir souffrir un Pulp Fiction II? Harrison Ford ayant déjà ruiné deux personnages cultes (Indy et Han Solo), ne pouvait-il pas laisser Deckard en paix avec Rachel à tout jamais??? Après toutes les mauvaises suites à Terminator et Alien? Pourquoi??? Pourquoi cette volonté de refaire, de remaker, de rebooter tandis que la TV US croule sous les innovations? On perd nos légendes une par une (Bowie, Lemmy, Rochefort...) et on se fait ruiner nos souvenirs, nos fondamentaux les uns après les autres (Indiana Jones IV, Ghostbusters III, Terminator je sais plus combien, Le réveil de la Force...)... mais il y a un paradoxe... un doute... comme dans Blade Runner.

Le paradoxe, c'est que 2049 est une bien vilaine suite, qui laisse croupir Ford dans un coin pendant 1h30 avant de le rattacher désespérément à un script qui n'avait même pas besoin de lui. Il est là le paradoxe, la licorne dans la matrice. Blade Runner 2049 est le plus beau film de SF depuis la claque Matrix et une suite passable. En balayant l'héritage, en faisant table rase des clins d'oeil, des appears et du fan service, il est d'une beauté inégalée avec une direction artistique ahurissante puis on rajoute Deckard à l'enquête de K (Ryan Gosling impeccable) alors que l'on avait quasiment oublié être dans la suite du chef d’œuvre de Ridley Scott. Dès lors, on se retrouve avec un problème: résoudre les zones d'ombre de Blade Runner. Donner des réponses à une mythologie qui a fait couler tant d'encre et émerveiller plusieurs générations de geeks. Mais des réponses, on n'en veut pas. Alors on subit. Je n'avais pas été autant partagé devant un film depuis longtemps passant du "oh, sublime..." au "pas ça, c'est rageant". C'est long parfois, lent, on étouffe dans la brume, dans la pollution, avec un score martial un brin agaçant alors que Vangelis composait pour Scott l'une des plus belles BO de l'histoire. Là encore, la comparaison pique. Il y a des lenteurs oui avant que les masques ne tombent et que Jared Leto lâche les chevaux (deux scènes et puis basta...).

Alors, ça se tape le cul par terre. On encense Villeneuve. A raison, il fait un boulot de dingue et dans le respect de l’œuvre originale (c'est un minimum mais ça aurait pu être nawak). Mais comme Nolan ou Snyder, il divise. Je sais pas pourquoi, peut-être que c'est dans l'air du temps de tout tourner au clash ou au débat à coup de tweet... Première parle de "Parrain II de la SF". C'est ce qui m'a flingué la séance. Je partais avec cette superbe comparaison en tête et je ne pouvais qu'être déçu. Comme pour Mad Max: Fury Road. La Parrain II, steuplé. Va falloir que je le revois celui là avec la déception passée pour voir si je le récupère. Ou alors il faut que j’arrête de m'acharner, que je reste avec mes souvenirs sanctuarisés et inviolés, que je refuse toute tentative de remise au goût du jour. Que je reste avec Plissken, Deckard et Ripley. Doc, on y retourne!

samedi 23 septembre 2017

Ça (Critique)


Un remake de "Ça", après le téléfilm culte de 1990 et la performance légendaire de Curry, franchement j'étais pas chaud. On m'avait déjà niqué mes souvenirs de gosse avec Star Wars, Indiana Jones ou Ghostbusters. Fallait pas toucher à Ça, mon roman de King préféré et la mère nourricière de mes plus beaux cauchemars. Et puis la formidable télé US de ses dernières années a sauvé le projet. Le script est passé entre les mains de Cary Fukunaga, père de True Detective, série craspec comme on s'imagine le Derry du Maine puis on a fait le choix artistique de relocaliser la période des enfants dans les années 80 grâce au succès de Stranger Things (les Duffer Bros ont postulé pour Ça, ont été recalé et ont fait Stranger Things avec multiples références à l'univers de King). Ces deux aspects seront décisifs dans le processus créatif. Finalement, c'est Andrés Muschietti, déjà aux manettes du très réussi Mama, qui réalisera le film. Une sensibilité latine, palpable dans les scènes de gosse et leurs traumatismes familiaux respectifs. On respire le Del Toro, l'Amenabar et le Cuaron, comme s'il fallait désormais être latino pour frapper juste dans le film de genre, comme il fallait être italien dans les années 70. 

Que vaut le Ça 2017? En faisant le parti pris d'éviter les flash-backs pour ne se concentrer que sur l'adolescence des Losers et leur terrible été 1988, le film va droit au but. C'est parfois un peu raccourci et trop cash. Certaines réactions sont bien rapides mais cela contribue à rythmer le film qui doit tout de même s'attarder sur chacun des sept enfants, pour montrer leurs failles et peurs respectives, clé de voûte du film et sève de Pennywise. Le clown en question est malsain, drôle et flippant mais bien moins dérangeant que le Grippe-Sou de 1990 dont la VF aigu glaçait le sang. Le film a les défauts des mythologies horrifiques modernes: surenchère de musique, attaques accélérées très "clip". Là où il remporte la mise, c'est dans la présentation des personnages, galerie de losers parfaite (excepté Stanley incarné par un gamin assez mauvais) emmenée par Finn Wolfhard, qui vole la vedette avec ses punchlines tordantes. Parce que Ça, c'est surtout un film sur la peur de grandir, sur les blessures de l'enfance qu'il faut panser avant de passer à l'âge adulte et ses difficultés décuplées. Comment grandir lorsque l'on a perdu son petit frère? Comment grandir lorsque l'on est violée par son père? Comment grandir lorsque votre mère vous couve et vous martèle que vous êtes malade? La bande auto-proclamée des losers doit braver tous ces interdits, ces barrières, instrumentalisés par le vicieux Pennywise pour s'en sortir. C'est dans ce contexte noir que le film est brillant, que l'on sent le fil directeur laissé par Fukunaga et que l'horreur domestique terrifie bien plus que tous les artifices du genre.

vendredi 15 septembre 2017

Ufomammut - 8 (Extraits)


Ufomammut, trio italien de sludge sortira 8 le 22 septembre chez Neurot. Deux extraits ci dessous:




All Pigs Must Die, Nouvel Album

Hostage Animal à venir le 27 octobre chez Southern Lord Recordings se dévoile avec pochette, tracklist et premier extrait en écoute:


01. Hostage Animal
02. A Caustic Vision
03. Meditation Of Violence
04. Slave Morality
05. End Without End
06. Blood Wet Teeth
07. Moral Purge
08. Cruelty Incarnate
09. The Whip
10. Heathen Reign

Godspeed You! Black Emperor - Luciferian Towers (ALBUM)


Le sixième album des canadiens ne sortira matériellement que le 22 septembre (Constellation Records) mais il s'écoute déjà ICI . Un nouveau grand moment de... pfff, y'a des groupes pour lesquels on n'a pas encore les adjectifs qu'il faut...

jeudi 14 septembre 2017

Metallica - Accor Hotels Arena, Paris, Bercy - 10 septembre 2017


Je viens de fêter mes 36 ans ce lundi 11 septembre, avec des acouphènes, des mollets archi-courbaturés, des cernes gagnées après 3 heures de sommeil dans une 206 garée sous le réverbère d'une station d'autoroute, 3 heures à me les peler. Je pourrais avoir les boules, être déprimé. Mais non, je suis le plus heureux des hommes. Parce que dimanche soir, j'ai passé 2h15 avec mes grands frères. Ceux qui rythment ma vie depuis 26 ans. Les Mets, les Four Horsemen. Welcome To My Journey (Sanitarium).


Entouré par deux potes, départ de notre cher Val de France, direction Paris. C'est chargé, dimanche de retour décalé mais ça roule correctement. Stationné gare de Lyon, en route pour feu le POPB. Barrières, sécurité, CRS. Plus rien ne sera jamais comme avant, comme avant le Bataclan (Romain, tu manques à tes amis, toi le slammeur fou, t'aurais kiffé dimanche. Repose en paix). Forcément, on arrive par le mauvais sens (provincial, va!) et de faire le tour. On est arrivé de bonne heure. Y'a du monde aux barrières mais rien de scandaleux. Ouverture des portes, c'est fluide. La prod ayant interdit tout type de sac à dos, on passe la fouille sans ralentissement. "Bouchons?" Non merci, tu te ferais sucer par Monica Belucci avec une capote?? "Bière?" J'aime pas l'eau. "T-shirt à 30 boules?" Sans moi, je reçois une promo EMP tous les deux jours environ. Bref, direct au front. Et de rentrer dans un Bercy quasi vide, à une heure et demie du départ de Kvelertak, première partie. On fait le tour de la scène centrale pour gratter quelques rangs et nous voilà posés, à quatre rangs derrière les barrières, calés comme jamais pour voir les Mets. C'est la quatrième fois pour moi. Un Bercy en 2004, puis le Parc des Princes l'année suivante. Et enfin le Stade de France pour l'anniversaire du Black Album. La première fois en configuration scène centrale donc. La première fois d'aussi près. J'en ai des frissons rien qu'à l'évoquer. La somme de plaisir de tous mes concerts, de tous mes lives, cumulée pour ce paroxysme. L’adrénaline de l'attente. L'excitation décuplée par Mimi qui égraine le temps toutes les deux minutes.


Et Kvelertak d'arriver. Du métal norvégien nourri au black 90's débité par un frontman qui met sa tête dans le cul d'un hibou: ça fait le job, ça envoie pas mal dans cet exercice jamais facile d'ouvrir pour des légendes devant une demie salle de fans trépignant d'impatience qui ne te font un triomphe que lorsque tu annonces que c'est la dernière chanson.


Et là, ça commence à battre dans la poitrine. La batterie est dévoilée. Elle trônait là au milieu de tout mais couverte d'un drap sombre. On déploie les micros tout autour. Les médiators fluos signés JH et KH. C'est à cet instant que tu te désespères d'entendre Morricone et son Ecstasy Of Gold. Alors tu te le fredonnes gentiment pendant trente minutes...


En fond sonore, on nous met les Rage, Offspring... mais on nous la fait pas... fin de la piste... blanc... puis ACDC, "Ridin' down the highway" ... It's a long way to the top (If you wanna rock'n'roll), morceau annonciateur que les Mets sont sortis des coulisses. Les sifflements de cornemuse mettent Bercy en transe. EXTASE. Les écrans s'allument, la salle s'éteint: Tuco arpente le cimetière de Sad Hill. Que la messe commence.


Intro enregistrée d'Hardwired, premier titre punchy du dernier album, belle entrée en matière nerveuse et taillée pour le live. Lars arrive suivi des trois autres et Bercy s'embrase. La vitesse du titre emporte les premiers rangs. Putain de téléphones portables, profitez les gars, on est en LIVE, bordel à cul. Atlas, Rise! arrive. Le public chante, les nouveaux morceaux fonctionnent. Troisième salve: Seek & Destroy. Placé en fin de show ces dernières années, S&D est un hymne qui lance le public pour de bon. J'ai déjà la voix éraillée et les jambes qui chauffent. Placé d'où je suis, je vois Kirk, Rob et Jaimz passés à quelques mètres. C'est un instant rare. Lars est de dos pour l'instant mais la batterie tournera plus tard... Through the never, madeleine de Proust de mes débuts, morceau agressif du Black Album. Puis Fade To Black. Morceau magistral, exécuté à la perfection. On revient sur les nouveaux titres: Now that we're dead et... ManUnkind, joué pour la première fois en live pour mon plus grand plaisir puisque c'est un titre que j'affectionne particulièrement avec son intro burtonienne. On reste avec Cliff puisque le titre suivant commence par un riff de basse monstrueux. For whom the bell tolls. Nouveau grand moment. Début a capella pour James puis Halo On Fire de retentir, morceau profond du dernier opus. Première pause pour le groupe: Kirk et Rob croisent le fer dans des solis qui se rejoignent pour des passages de Eye of the beholder, Les Champs Elysées et Anesthesia (Pulling Teeth). Passage obligé des derniers sets, survient la reprise old school. On aura droit ce soir à un Helpless endiablé. Je suis trempé, dégoulinant de sueur alors rien de tel qu'un petit Fuel et ses effets pyrotechniques dans la gueule. Gimmifiougimifaiegimiwouatedjoudizaï. Sixième et dernier morceau d'Hardwired... To Self-Destruct, Moth into Flame est un instant visuellement magnifique avec une floppée de drones volant au dessus des Four Horsemen. Innovant et superbe. Dernière ligne droite: Sad But True, titre toujours aussi LOURD. One, morceau le plus intense de l'histoire du métal, avec ô bonheur, le solo de Kirk à quelques pas. Master of Puppets repris par tout Bercy. Fin du set principal, place au rappel. On attaque à l'ancienne avec Fight fire with fire, je jubile. Ride the lightning est à l'honneur ce soir parmi les morceaux les plus anciens. Dès les premiers accords du titre suivant, Bercy n'est plus qu'un mur de téléphone portable, Nothing Else Matters oblige. Finish him sur Enter Sandman. Quelques accords de The frayed end of sanity... ultime provocation pour que le public français se mette à scander les oh we oh, oh oh oh (délire typiquement frenchy) mais pas ce soir... Exit light: la lumière s'allume. Les Mets saluent. Une nouvelle ville retournée. A la suivante. Jets de médiator, c'est la bagarre. J'en prends un sur l'épaule mais il m'échappe. Pas grave, les souvenirs sont là dedans.


Superbe show, visuellement énorme avec les jeux de cubes vidéos et les drones. La chance d'avoir eu les trois quarts du chant de notre côté de la scène. Les Mets en forme avec un Lars bien plus carré que certaines fois. James qui ne s'est pas gauffré, toujours magistral, et qui tente même désormais des choses hallucinantes de maîtrise (la voix claire a capella). J'oublie le break avec les tambours, autre innovation du combo qui sait se faire plaisir et le communiquer. Je n'ai qu'une hâte, les revoir. J'espère qu'ils seront sur le vieux continent l'été prochain pour un festoche ou un Stade de France avec le matos dantesque de la tournée des stades US et ses écrans gigantesques. Oh yeaaaaaaaaaah!


(Source Photos: ManuWino . Merci pour le superbe boulot)

lundi 4 septembre 2017

AMENRA - MASS VI






Attendu depuis belles lunettes (Mass V date de 2012), AMENRA va sortir le 20 octobre son Mass VI dont voici le trailer et la tracklist:


01. Children Of The Eye
02. Edelkroone
03. Plus Près De Toi
04. Spijt
05. A Solitary Reign
06. Daiken

Paradise Lost - Medusa (CRITIQUE)

C'est la rentrée des crasses et Paradise Lost est au programme. Sorti le 1er septembre chez Nuclear Blast (qui signe tout le monde), Medusa est le direct petit frère du précédent et excellent The Plague Within, paru en 2015. Un album retour aux sources, loin du dark ambient mais trempant dans les racines du doom à tendance death. Le passage au chant de Bloodbath aura fait le plus grand bien à Nick Holmes qui bascule dans le growl le plus viscéral avec bonheur. Pas de panique, les ambiances funèbres sont tout de même au rendez-vous et l'on a le droit à une belle poignée d'odes mélancoliques. Paradise Lost frappe fort et juste avec des titres accrocheurs (Blood & Chaos) qui devraient faire mouche sur scène (Hellfest 2018???). Orgue, basse doom, guitare "coulante" propre au son du combo du Yorkshire, l'opus 2017 est un grand cru. Paradise Lost sera chez nous cet automne (c'est mieux) pour trois dates dont un Trabendo.


samedi 24 juin 2017

Hellfest 2017 (REPORT)


Attendre, espérer, s'impatienter, piétiner, trépigner, acheter, s'extasier, partager, attendre, attendre, n'en plus pouvoir, lister, préparer, penser, anticiper, craindre, hésiter, s'organiser, se décider, s'élancer, rouler, avoir la chaire de poule, se garer, faire du sur place, sauter de joie, se serrer dans les bras, rigoler, se raconter, parler, vivre, se rassembler, s'enthousiasmer, se motiver, partir, prendre la route, ralentir, se taper des ronds points, veiller, se paumer, recommencer, revenir, repartir, trouver son chemin, s'installer, camper, dormir, ronfler, bailler, s'assoupir, se réveiller, se laver, se rafraichir, s'étirer, s'élancer, marcher, bondir, rugir, picoler, vibrer, péter, trouver Charly, faire un selfie avec Charly, se secouer, suer, transpirer, puer, circle piter, headbanger, pogoter, slammer, éternuer, tousser, être constipé, sourire, rire, découvrir, se souvenir, pleurer (RIP Chris), halluciner, n'en plus pouvoir, subir, être pris de crampes, mâcher, casser, mourir, ressusciter, recommencer, liker, partager, commenter, se déconnecter, batteries vidées, s'arroser, se baigner, s'hydrater, s'essouffler, partir, se retourner, avoir envie de rester, démonter, ranger, jeter, trier, rouler, rentrer, petit-déjeuner, comater, se doucher, se laver, se crêmer, se coiffer, se brosser, se parfumer, se sentir, se toucher, se poser... Prendre une bonne inspiration, se souvenir, sourire. Rire. Avoir envie de recommencer. Attendre, espérer, s'impatienter... jusqu'au 22-23-24 juin 2018. 

En bonus, Arte propose, comme chaque année, une trentaine de lives issus des différentes scènes du Hellfest. Au programme, Behemoth, Suicidal Tendencies ou Opeth:

Mon top 5 de cette édition:
1. Prophets Of Rage
2. Rob Zombie
3. Primus
4. Frank Carter & The Rattlesnakes
5. Emperor