jeudi 31 janvier 2019
jeudi 24 janvier 2019
Behemoth (+ Wolves in The Throne Room + At The Gates), 22 janvier 2019, Le Bataclan, Paris
Je n'ai aucun souci avec la foule, la promiscuité ou l'enfermement mais il y a des évènements qui ravivent ma spasmophilie au fer rouge. Le Bataclan. Là où des jumeaux de pop culture et d'esprit rock ont été abattus comme des chiens. Dur d'y aller. Des semaines que j'y pense. Depuis l'achat du billet en fait. A l'aveugle tant j'aime Behemoth, sans me soucier de la salle ou de la date. Des tours et des détours, je flâne, passe devant la salle, prétexte de la fil d'attente et d'une dent creuse et je m'échappe pour aller respirer. Et puis je me lance, réconforté par l'idée d'être au milieu de mes frères en noir, barbus, chevelus et tatoués.
Le temps d'une fouille légère (j'entends à ma droite un "vous avez quoi dans le sac? Rien, ok allez-y"... ) et j'entre dans l'antre. Déjà plongé dans le noir, le set de Wolves... a démarré à peine les portes ouvertes. Set court, puissant et brutal pour un fleuron du post-black que je voulais voir depuis un bail. Puis At The Gates, vétérans du death suédois, d'embraser le Bataclan, très réceptif aux hymnes dispensés par le quatuor. Tour de chauffe parfait.
Un voile noir masque la scène. Je suis rejoint par mon alter egoth pour la tête d'affiche. Behemoth. Pour la troisième fois en un an et demi. La première fois depuis le nouvel album, l'excellent I Loved You At Your Darkest. L'intro de Solve retentit. Et Nergal et sa bande de blaster tout ce qui bouge, alternant les nouveaux singles (God=Dog, Wolves Ov Siberia, Ecclesia Diabolica Catholica, Bartzabel) et les hymnes incontournables (Blow Your Trompet Gabriel, Chant For Eschaton 2000, Ora Pro Nubis Lucifer...). Behemoth est devenu une machine de guerre sur scène. Chant parfait, scénographie dark. Les deux géants, au propre comme au figuré, de la section rythmique, Seth et Inferno sont des bêtes et martèlent à tour de bras. Il n'y a qu'à des shows d'Emperor que je ressens autant de plaisir noir, c'est dire. Nergal y va de sa commémoration. Pour les artistes, un passage au Bataclan est devenu un pèlerinage mais aussi un défi à relever, la date qu'il faut honorer le mieux possible. A plus forte raison lorsque l'on est le fleuron d'une scène satanique anti religieux et fanatiques. Nergal d'hurler "Vive la Liberté!!!" et 1500 de lui répondre, avec des larmes dans les yeux et la chair de poule. Un seigneur de guerre du genre a comme gimmick de demander à ses fans "Is it good to be alive?" pendant ses concerts. Oui, c'était bon.
jeudi 20 décembre 2018
Aquaman, de James Wan (CRITIQUE)
C'était bien. Je le dis tout de suite parce que j'en lis gros et, dès fois, au bout de quatre pages, on sait toujours pas si le type a aimé ou pas. Aquaman est un film réussi qui prend de ci de là et réussit l'amalgame des principaux points forts des derniers blockbusters, film d'hommes en slip ou pas. DC et la Warner tiennent leur meilleur film depuis WonderWoman, déjà un grand film qui faisait oublier les navets Man Of Steel, Batman Vs Superman ou la bancale Ligue de la Justice. Mais on est loin de Nolan et sa trilogie de la chauve-souris. Faut pas déconner non plus.
Alors James Wan a vu et aimé Black Panther, Deadpool et sans doute le Ready Player One de Spielberg. Il a kiffé les Gardiens de la galaxie et le Thor Ragnarok. Il prend l'intrigue de l'un, les couleurs pop 80's et le score synthwave des autres et il y ajoute sa patte: des corps à corps brutaux et une lisibilité dans les batailles qui font plaisir dans un registre souvent lisse en la matière, souvent trop sombres, trop escamotées par la 3D, trop fouillis. On échappe pas à quelques poncifs: amourettes de merde, punchlines qui font splash ou message écolo tiré par les poils mais bon ça reste un gros objet formaté, faut pas pousser. Aquaman offre en tout cas une direction artistique assez exceptionnelle, des effets spéciaux, notamment sous-marins, assez déments avec une faune et une flor bien établie. Là où le Wakanda faisait dans la caricature du Roi Lion, Aquaman s'accroche à une mythologie beaucoup moins borderline et tirée par les cheveux, #unoscarpourlesnoirs.
Le gros défaut pour moi, c'est Momoa, erreur de casting sans nom, très peu charismatique et qui erre tout au long du métrage, porté par ses side-kicks, ses rivaux ou des CGI. Un comble pour un personnage principal.
Je reviens sur le score de Rupert Gregson-Williams, déjà responsable de l'excellente BO martiale de WonderWoman, il s'offre ici des déferlantes de synthé pour mettre en musique les Atlantes et c'est tout bonnement parfait, la meilleure bande originale rétro depuis Drive. J'adore.
Voilà, allez-y comme lorsque vous bouffez vos makis au thon rouge. Sans arrière pensée.
vendredi 7 décembre 2018
A Perfect Circle (+ Chelsea Wolfe), 6 décembre 2018, Le Zénith
Mes amis, quelle soirée... Se faire chatouiller par le post-rock de profundis de Chelsea Wolfe, plongé dans des volutes pourpres et ocres. La prêtresse est en forme, le public un peu moins, il est tôt, c'est le milieu de la semaine, tout ça, tout ça. La jauge, revue à la baisse pour la soirée, finit par atteindre un seuil honorable pour l'arrivée du Cercle Parfait sur scène. Lumières tamisées autour des musiciens, scénographie et murs de leds ensorcelants donnant une identité visuelle à chaque titre, APC a pris du volume et la production autour du groupe a suivi. 1h30 à se faire titiller les zones érogènes. L’œil s'écarquille, se dilate, s'humidifie le temps d'un The Noose toujours aussi splendide, se ferme pour planer sur le crescendo de The Package. L’ouïe recueille tubes et hymnes, égrainés au fil d'une setlist quasi parfaite. On fredonne, on chante. Rythmique splendide, basse vrombissante. Assis derrière la console de son, c'est du velours. Mais surtout, APC touche l'âme, par un biais que l'on ne s'explique pas. Parce que la voix de Maynard J.Keenan est magique, parce que l'alchimie fusionnelle avec Billy Howerdel empreigne chaque riff, chaque note. Tout est juste, tout est beau, il n'y a pas de trop ou de pas assez, un voyage, une expérience. Alors on prend rendez-vous, on se dit qu'on les reverra bientôt. Alors que bientôt pour eux, ça peut vouloir dire dans 15 ans. Oui mais voilà, au coin de la rue, se profile le mastodonte Tool. Il y a des soirées qui mérite d'être attendues et d'être vécues.
mardi 4 décembre 2018
Un quatrième jour pour le Hellfest 2019
Tonton Zégut, le roi du spoiler, a encore vendu la mèche. il y aura un quatrième jour de festival pour l'édition 2019. Le jeudi 20 se parera aux couleurs du Knotfest puisque Slipknot y trônera avec 9 autres groupes invités par le combo de Des Moines (Rob Zombie, Sabaton, Amon Amarth, Papa Roach, Powerwolf, Behemoth, Ministry, Sick Of It All et Amaranthe). Mise en vente des billets pour ce jour supplémentaire ce vendredi à 14h au prix de... 66,6 euros:
mardi 27 novembre 2018
Metallica: Live Acoustique
Les Mets sortiront un double Lp live le 1er février prochain, il s'agit de l'enregistrement du concert du 3 novembre donné au Masonic de San Francisco et dont les fonds ont été reversés à l'association caritative du groupe All Within My Hands (qui vient par exemple d'aider les victimes des incendies californiens). Détails et setlist chez les copains d'Hard Force:
lundi 26 novembre 2018
vendredi 23 novembre 2018
jeudi 15 novembre 2018
lundi 12 novembre 2018
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